Traitements psychotherapiques des phobies et des TOC

Traitements psychotherapiques des phobies et des troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

Monique Cohen

http://www.psychologuepsychotherapeuteparis.fr/ 


Les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs peuvent être traités entre autres par :

  • Les thérapies comportementales et cognitives
  • La sophrologie (uniquement pour les phobies)
  • L’hypnose traditionnelle ou eriksonienne
  • La thérapie stratégique ( qui découle de la thérapie hypnotique )
  • La psychanalyse ou la psychothérapie d’inspiration analytique.

Hormis la psychanalyse ou la psychothérapie d’inspiration analytique, les autres thérapies sont centrées sur les symptômes.

Elles sont particulièrement efficaces si le traumatisme est connu et assez récent, ce qui est le plus souvent le cas des phobies.

Ces thérapies sont, la plupart du temps, des démarches individuelles, mais elles peuvent se pratiquer en groupe.

Elles reposent sur les théories du conditionnement et de l’apprentissage.

Elles s’adressent essentiellement à ce qui se manifeste comme symptômes : les troubles anxieux, les phobies simples et sociales, les troubles obsessionnels –rituels, vérifications, rumination, - les crises de panique …Elles visent la disparition du symptôme par la modification du comportement et la transformation des contenus de pensée.

Le thérapeute a un rôle actif, le patient également. Une sorte de « contrat » les lie, le thérapeute s’engageant à faire disparaître les symptômes dans un temps déterminé, une vingtaine de séances environ pendant six mois.

Quand le symptôme est invalidant, handicapant, il est très difficile, voire impossible pour les patients qui souffrent de TOC, d’entreprendre une psychothérapie analytique, l’espace psychique étant trop envahi par le symptôme.

En revanche, lorsque le symptôme n’est pas trop absorbant une psychothérapie d’inspiration analytique est préférable, car c’est ce qui est sous-jacent au symptôme qui est le moteur du processus analytique et s’en priver ne peut que rallonger la durée de la cure.

Cela étant, s’il arrive qu’un symptôme disparaisse ou s’apaise en tout début de traitement psychothérapique, le patient n’est pas pour autant débarrassé définitivement de celui-ci. La rechute est à craindre soit par retour du même symptôme, soit par apparition d’un symptôme différent, soit encore par irruption d’un trouble comportemental.

L’analyse ou la psychothérapie analytique permet au patient de sortir du mal-être qu’il éprouve dans son existence.

Les thérapies comportementales, elles, sont compatibles, dans certains cas, avec un traitement médical spécifique des symptômes ; les médicaments procurent alors une aide appréciable qui soulage mais ne résout rien, car ponctuelle. Il est en effet nécessaire, voire indispensable, de traiter les causes inconscientes. Dans ce cas, une double prise en charge psychothérapique et médicamenteuse s’impose.

Un autre type de double prise en charge peut être préconisée lorsqu’un symptôme persiste et est trop envahissant, une psychothérapie analytique peut être menée conjointement avec une psychothérapie centrée sur le comportement.

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